L’absorption intestinale
La physiologie de l’absorption intestinale demeure la clé du métabolisme, La digestion c’est l’ensemble des processus mécaniques et biochimiques par lesquels les aliments ingérés sont transformés en substances nutritives susceptibles d’être assimilées.
Après avoir été mastiqué et avalé, le bol alimentaire parvient dans l’estomac où les nutriments subissent des modifications permettant leur absorption ultérieure éventuelle. L’étape suivante concerne la digestion, qui se poursuit dans l’intestin grêle sous l’action des enzymes digestives, par la transformation des glucides en glucose, des lipides en acides gras et en monoglycérides et des protéines en acides aminés, l’absorption de ces nutriments se fait à travers la barrière intestinale très complexe car elle constitut un ensemble de processus typiquement biochimique nécessaires pour aboutir à des ensembles de produits pour se retrouver dans le flux sanguin.
Cependant, contrairement à certaines idées reçues, l’absorption des macro-nutriments ne se fait pas pendant des heures sur la totalité de l’intestin grêle dont la longueur est de 6 mètres environ. Il importe de savoir que 80% de l’absorption des glucides et des lipides et 50% des protéines se font sur les 70 premiers centimètres de l’intestin grêle.
D’aucun pourrait croire que la totalité des glucides, des lipides et des protéines du bol alimentaire sont absorbés une fois transformés. Il ne faut pas croire que tout ce se trouve dans l’assiette seront disponibles dans l’organisme dès lors que les aliments correspondants auront été ingérés. Là encore, il s’agit d’une croyance trompeuse, car la réalité est toute autre.
L’absorption a lieu tout au long du tube digestif. Au niveau de la bouche, on a l’absorption perlinguale. L’alcool passe dès l’estomac. Au niveau de l’anus il y a aussi une absorption de type médicamenteuse telle que les suppositoires. Au niveau intestinal, la quantité d’absorption digestive est de 1 kg environ. La digestion n’a de sens que si les nutriments sont mis à la disposition des cellules de l’organisme grâce à un système d’absorption.
Le système de transport est composé par le système lymphatique vers le foie par le sang et la lymphe qui est une substance au composées biochimique la lymphe est un liquide qui a diffusé à travers de très fines parois des capillaires dans l’espace situé entre les cellules. La majeure partie du liquide est réabsorbée dans les capillaires et le reste est drainé dans les vaisseaux lymphatiques, puis revient finalement dans les veines. La lymphe contient de nombreuses autres substances, notamment, des protéines, des minéraux, des nutriments et d’autres substances qui nourrissant les tissus
Dispositif absorbant
L’intestin grêle a une longueur de 3 mètres et un diamètre de 4 cm. Ces dimensions donnent une surface de 0,35 m² (surface faible). Les valvules conniventes permettent de tripler la surface (1 m²). Les villosités permettent de passer à 10 m² (x10) et les microvillosités font passer cette surface à 200 m² (x20). Finalement, la surface d’échange est multipliée par 600.
Le sang chargé de nutriments remonte vers le foie (pour les glucides et protides) par les capillaires puis les veinules et enfin par les veines : c’est un système porte le flux pourrais avoir (1L/min). Après un repas, le débit passe à deux litres par minute. Les chylifères permettent le transport des lipides. Ils se jettent dans le canal thoracique, dans la sous-clavière puis dans la veine cave (sang). Le débit est de 2 à 3 mL par minute. Les glucides représentent entre 55 et 60% d’apport énergétique quotidien. L’Amidon, 50% des apports. Le Saccharose, 30%. Le Lactose et fructose, 20%. Les polysaccharides complexes seront digérés par la cellulose.
La Digestion
Digestion intraluminale. Cette partie de la digestion a lieu dans la lumière du tube digestif et permet l’hydrolyse des polyosides tel que l’amidons. L’amylase est d’origine pancréatique et salivaire. Cette enzyme coupe les liaisons α 1- 4. La digestion par l’amylase produit 40% de Maltose ; 25% de Maltotriose ; 5% des Oligosaccharides (le tous fait 70% de Malto-Oligo-Saccharides) et 30% de Dextrine
Digestion des oligo et disaccharides
Ces enzymes sont sur les bordures des cellules épithéliales, le α-glucosidase donne la glucoamylase et l’α-dextrinase sucrase. Leurs absorption depend de deux systèmes de transport, le transport transcellulaire du glucose galactose et diffusion paracellulaire. L’absorption du glucose et du galactose est réalisée par l’intermédiaire d’une combinaison ternaire ; monosaccharide, transporteur Na+, avec nécessité de fournir de l’énergie.
L’affinité du transporteur pour le sucre augmente avec la concentration en Na+. Quand cette concentration est grande (ce qui est le cas dans la lumière du tube digestif), le transporteur fixe intensément le sucre. Le complexe ternaire passe sur la phase cytosolique. Le milieu étant faible Na+, il y a libération de sodium. Le milieu en est ensuite appauvri grâce à une ATPase NaK qui consomme de l’énergie. Le glucose intracellulaire sort de la cellule par diffusion facilitée grâce à un second transporteur (Glut 2).
Le fructose
Le transport facilité est indépendant de la concentration en sodium. Le transporteur sur la face apicale est le Glut5, celui de la face basale est le Glut2. La diffusion paracellulaire prend en charge 20% des sucres. C’est une diffusion passive sans apport d’énergie. Le passage se fait selon le gradient de concentration.
Le devenir des sucres
Les sucres absorbés respectivement dans les proies de l’estomac, dans la lumière de Duodénum, dans le Jéjunum, dans l’Ilion et en fin dans le colon 100% des sucres sont absorbés, ils sont récupérés par la veine Porte jusqu’au foie pour être mis en réserve sous forme de glycogène. Les sucres qui n’auront pas été absorbés serviront de source d’énergie aux bactéries qui produisent des acides gras volatils et des gaz (H2, CO2, CH4).
Les protides
On trouve deux types de protides : les protides d’origine exogène et les protides d’origine endogène. Les protéines exogènes représentent 10 à 15% de notre apport énergétique quotidien. On ingère 1g de protide par kg (de masse corporelle) et par jour. Les protéines végétales sont moins bien digestibles que les protéines animales, du fait qu’elles sont engagées dans des polymères ligneux qui les protègent. La cuisson des aliments entraîne une modification de leur structure.
Les protéines endogènes
Ce sont les glycoprotéines enzymatiques salivaire, gastrique et d’autres, leurs absorption peut aller de 20 à 30 g par jour, les protéines de la bile représentent 10 g par jour et les cellules desquamées apportent 30g par jour de protides. Avec un apport de 60 g de protéines exogènes et 60g de protéines endogènes, un sujet de 60 kg peut excréter entre 6 et 12 g de protides, alors une absorption finale est comprise entre 90 et 95%. La Digestion La Digestion intraluminale des protéines est entérocytaire dans les cellules intestinales
Absorption des acides aminés
Le transport des acides aminés se fait grâce à des transporteurs, certains seront Na-dépendants, d’autres seront indépendants du sodium Na.
Les oligopeptides: sont les dipeptides et les tripeptides qui sont transportés à travers la membrane par mécanisme Na+ indépendant mais H+ dépendant, ce qui coûte de l’énergie (avec la pompe Na/K). Le devenir des acides aminés passent au niveau du sang et vont au foie pour servir à la synthèse protéique ou pour être dirigé vers d’autres organes comme les muscles.
Les lipides
Il existe des lipides exogènes (30% de l’apport énergétique quotidien). 80 à 90% sont des triglycérides, 10 à 20% sont des phospholipides ou du cholestérol. On trouve aussi des vitamines liposolubles. Parmi les acides gras essentiels, on trouve l’acide linolénique et l’acide arachidonique.
Parmi les lipides endogènes, on trouve les lipides biliaires, les lipides provenant des cellules desquamées et des bactéries détruites. Il n’y a pas de limite à l’absorption des glucides et des protides. Les lipides, eux, quand la dose est supérieure à 300g/j, ils provoquent des stéatorrhées (diarrhées).
Digestion des lipides
L’agitation mécanique et les sels biliaires réduisent la taille des grosses gouttelettes lipidiques. Cette première action permet une meilleure attaque de la lipase pancréatique. Les résidus de l’action de cette dernière enzyme sont des acides gras, des monoglycérides, des diglycérides et du glycérol.
Ensuite, les sels biliaires, les acides gras, les monoglycérides et les diglycérides forment des particules hydrosolubles : les micelles qui permettent de passer dans la phase aqueuse. Les sels biliaires sont formés d’une molécule de cholestérol (non polaire), de plusieurs radicaux hydroxyles et d’une chaîne carbonée avec un radical carboxyle terminal. Le côté non-polaire du cycle stéroïde se dissout à la surface de la gouttelette lipidique non plaire et laisse la face polaire exposée à la surface. Comme les radicaux ionisés sont en surface, les petites gouttelettes ne peuvent pas se reformer en grosses gouttelettes.
Digestion gastrique
L’action de la lipase linguale permet la digestion lipidique en milieu acide, en l’absence de sels biliaires : elle permet l’hydrolyse de 10 à 30% des lipides au niveau stomacal. Digestion intestinale. T6 → lipase. PL → phospholipase A2. Cholestérol → cholestérol estérase.
Absorption des protéines
Dans le duodénum et le jéjunum, les sels biliaires sont ionisés car le pH est supérieur au pKa : l’absorption est impossible. Dans l’iléon, le milieu est de moins en moins alcalin (le pH diminue) : les sels biliaires ne sont plus ionisés et pourront être absorbés. → C’est le cycle entéro-hépatique des sels biliaires (95% d’entre eux sont réabsorbés.


